EN VERT ET CONTRE TOUT, Musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole - 2005

Né en 1964 et diplômé de la Villa Arson de Nice, l’artiste a depuis ses débuts, pris comme cheval de bataille une réflexion sur la peinture, qu’il contourne, retourne ou détourne. Une réflexion autant sur la manière dont elle se fait (ou ne se fait pas) que sur la manière dont elle se montre (ou se dérobe). Dans une démarche humoristique et ludique, néanmoins impliquée et exigeante, l’artiste propose de nouvelles perspectives à l’abstraction et aux différents mouvements qui l’ont précédé.
Ainsi depuis plus de dix ans, l’artiste réinvente, réinterprète, à la recherche de nouvelles voies, avec une grande originalité formelle et technique pour se concentrer sur les possibilités de quitter le terrain conventionnel de la peinture et créer une nouvelle interrelation entre le quotidien et la praxis esthétique.
Pascal Pinaud aborde la peinture comme un terrain d’investigation, exploitant tour à tour les propriétés plastiques de matériaux provenant autant de notre quotidien le plus concret, que d’emprunts faits aux techniques artisanales et industrielles tels la marqueterie, le canevas, les vernis, la laque automobile, l’adhésif et le marquage publicitaire ou le dessin assisté par ordinateur. Il témoigne de cette relation entre l’art et la technique où le savoir-faire de l’artisan répond aux exigences de l’artiste.
Le logo PPP « Pascal Pinaud Peintre » permet de proclamer, avec une bonne dose d’humour, son identité professionnelle en en faisant une marque de fabrique.

L’exposition « En vert et contre tout » sous la direction de Lorand Hegyi, appelle à une vraie participation du visiteur qui, à travers un parcours réalisé sur 800 m2 à travers salles et couloir, découvrira les différents aspects de l’œuvre de Pascal Pinaud, déclinés en différentes séries : de la générosité des formes et des fonctions à l’attention au principe de réalité et l’implication dans le quotidien, au questionnement permanent sur la « fonctionnalité/défonctionnalité » des objets.
La première salle mêlera les Palissades aux Grands écrans et aux Monolithes ; la seconde, les Moulins à prière aux Semences (crayons de couleur écrasés sur toile), ainsi qu’à de multiples rosaces au mur, jusqu’à la dernière, présentant une œuvre nouvelle, le Silo, condensé des recherches sérielles de l’artiste qui réunit et rejoue l’ensemble de sa démarche.

Le Musée de Saint-Etienne