TRIVIAL ABSTRACT, Villa Arson, Nice - 2009



JOHN M. ARMLEDER, ETIENNE BOSSUT, PASCAL BROCCOLICHI, CESAR, JIRI GEORG DOKOUPIL, NOËL DOLLA, NICOLAS FLOC’H, SANDRINE FLURY, PHILIPPE GRONON, BERTRAND LAVIER, STEPHANE MAGNIN - EMILIE MALTAVERNE - THIERRY CHIAPPARELLI, MATHIEU MERCIER, PASCAL PINAUD, LUDOVIC SAUVAGE.

La galerie carrée du Centre National d’Art Contemporain de la Villa Arson est par tradition consacrée à des projets in situ. Cette programmation a fait naître au fil du temps des œuvres singulières qui ont marqué l’histoire de l’établissement, de Franz West à Tony Smith, en passant récemment par Mike Nelson. Tous ont joué avec l’architecture radicale de cette salle au volume particulièrement impressionnant.
Dans cette logique, le centre d’art invite Pascal Pinaud à développer un projet spécifique. L’artiste a choisi de concevoir une exposition collective dont il est le commissaire, tout en produisant une architecture qui servira de structure d’ensemble et d’œuvre personnelle à la fois. L’artiste et le commissaire se confondent dans le même espace.
«L’idée maîtresse est d’exposer des œuvres qui m’ont marqué par leur manière d’interroger certaines limites. Toutes jouent en effet avec le réel, le hasard ou la trivialité. Pour esquisser ce projet, il fallait construire une organisation spatiale et conceptuelle. J’ai donc dessiné un ilôt central sous la forme d’un hexagone qui desservira six espaces autonomes et néanmoins contingents. L’organisation en « camembert » m’a permis de trouver le titre de l’exposition : Trivial Abstract. Un jeu de pistes, des formes, une histoire peu à peu se dessinent. Le visiteur doit sans cesse régler son optique pour récréer un environnement à sa guise. De nombreuses pistes sont possibles. Confrontées les unes aux autres, les œuvres se font écho, créant ainsi des ambiances, des paysages propices à la déambulation, la flânerie...» Pascal Pinaud
L’espace de la galerie carrée est ainsi transformé en un vaste cabinet de curiosités dans lequel chaque porte - aux dimensions différentes - donne accès à des confrontations volontairement « dissonantes », au croisement de l’abstraction, du ready made, de la sculpture ou du design, dans un parasitage continu des genres.