UPSADREAM, galerie Nathalie Obadia, Paris - 2008


NOEL DOLLA, PASCAL PINAUD, PASCAL BROCCOLICHI, BERTRAND LAVIER, STEPHANE MAGNIN, PHILIPPE GRONON, LUDOVIC SAUVAGE, SANDRINE FLURY, JOHN M ARMELDER, MATHIEU MERCIER

Les formes, les espaces, les mediums sont le point de départ de la proposition de Pascal Pinaud autour d’une déambulation créée à partir des œuvres. L’idée de la peinture comme postulat donne l’occasion de réunir le travail d’artistes et définit le contexte. Juxtaposition,cohabitation, les lectures croisées que propose cet accrochage affirment un point de vue interrogeant à la fois les pratiques respectives et leur rapport aux autres. C’est l’idée d’une promenade à laquelle le spectateur prend part. Les œuvres, ils les connaît, les reconnaît ou les découvre mais il s’intéresse davantage à elles parce que leur lecture apparaît brouillée.Un jeu de pistes, de formes, une histoire peu à peu se dessine. Une circulation apparaît, des espaces sont transformés,une relation organique se met en place, jouant des sens, permettant des renvois, des rencontres, des découvertes, des clins d’œil.Une nouvelle complexité, voire une perturbation permanente recréent des espaces, de nouvelles approches visuelles et conceptuelles des œuvres présentées. Le spectateur est entraîné dans ce parcours,recréant l’environnement à sa guise.La petite histoire convoque la grande, l’histoire de chacun rencontre celles des autres, peinture, photo, sculpture, vidéo, installation, et en dernier lieu, le son, qui vient amplifier, unir, assembler le tout. Les plus jeunes jouent sans complexe avec leurs aînés. Ce qui compte,c’est le rapport de sens, la fiction, intensifiés encore par l’accumulation des œuvres. Stéphane Magnin crée un nouvel “Espace de rencontres temporaires”, occasion de nouveaux croisements. Pascal Pinaud sans complexe de tout jeunes artistes (Ludovic Sauvage, Sandrine Flury)à cohabiter avec d’autres, qu’il admire, ou respecte (John Armleder, Noël Dolla, Bertrand Lavier). Mathieu Mercier, pris au jeu même de l’usage qu’il développe accompagne essentiellement les rapports à l’espace, aux glissements. Philippe Gronon, Pascal Broccolichi marquent des temps propres, des espaces-temps qui accordent et s’accordent au tout. Pascal Pinaud intervient en légèreté. C’est à la fois l’exposition d’un artiste avec des œuvres qu’il aurait voulu avoir créées lui-même, et d’un commissaire dans ce jeu de l’organisation spatiale, conceptuelle et historique.